Codex CLI : l’agent de code d’OpenAI dans votre terminal, et le démon qu’il installe sans demander
Inclus dès ChatGPT Plus à 23 € | 374 Mo copiés dans votre dossier personnel | Un démon qui se met à jour toutes les heures
Fermer le terminal ne suffit plus. Depuis la version 0.157.0 du 25 septembre, lancer Codex CLI démarre un serveur en arrière-plan qui survit à la fenêtre et vérifie toutes les heures s’il doit se mettre à jour. OpenAI l’a annoncé en une ligne de notes de version.
L’outil, lui, est bon. Il lit votre dépôt, modifie les fichiers et lance les commandes. Reste à savoir ce qu’il coûte, et ce qu’il laisse tourner derrière lui.
Codex CLI, c’est quoi : l’agent d’OpenAI dans le terminal
Un programme écrit en Rust, publié sous licence Apache 2.0 sur GitHub, où le dépôt dépasse les 130 000 étoiles. La version 0.164.0 date du 23 octobre, la précédente du 15. Une sortie par semaine, en gros.
On décrit la tâche, il explore, propose un diff, exécute les tests. Il branche des serveurs MCP avec codex mcp, reprend une ancienne session avec codex resume et tourne sans interface dans un script ou une CI avec codex exec.
Le nom prête à confusion. Codex désigne aussi l’agent cloud de chatgpt.com/codex et l’application de bureau. La CLI est la version locale : les commandes s’exécutent sur votre machine, seuls les extraits lus par l’agent partent au modèle.
Prix de Codex CLI : abonnement ChatGPT ou clé API
Le gratuit ne donne pas la CLI. La grille de la documentation Codex est nette : Free et Go ouvrent seulement l’application de bureau, avec GPT-6 Luna et la mention « selon le déploiement ». Le terminal commence à Plus.
Plus coûte 20 $ par mois, 23 € en France. Il donne GPT-6.1 Sol, le modèle qu’OpenAI recommande pour le code, à raison de 15 à 160 messages locaux par tranche de cinq heures selon la taille des tâches. Sur GPT-6 Luna, la fourchette monte à 350-3 000 (Luna pour les tâches répétitives, pas pour une refonte).
Pro démarre à 100 $, 103 € en France, et supprime le plafond de cinq heures. Le guide de ChatGPT Pro compare ses trois formules. Attention au mode Fast : il consomme l’allocation 2,5 fois plus vite.
Dernière voie, la clé API. Elle facture au tarif de l’API et coupe les fonctions cloud (revue de code GitHub, Slack). Elle sert pour la CI, rarement pour coder à la main : un agent qui relit le dépôt à chaque tour fait grimper la facture plus vite qu’un abonnement.
Installer Codex CLI : une commande, et ce qu’elle laisse derrière elle
Sur Mac et Linux :
curl -fsSL https://chatgpt.com/codex/install.sh | sh
Sur Windows, depuis PowerShell :
powershell -ExecutionPolicy ByPass -c "irm https://chatgpt.com/codex/install.ps1 | iex"
npm (npm install -g @openai/codex) et Homebrew marchent aussi. Ensuite, codex dans un dossier de projet et connexion avec le compte ChatGPT. Le dépôt officiel est sur GitHub.
La première session installe aussi le démon. Les pages d’installation en place n’en parlent jamais.
Le démon en arrière-plan : ce qui tourne après fermeture
L’issue n° 48195 du dépôt, ouverte le 25 septembre, décrit le mécanisme. Ouvrir codex lance codex app-server --managed-daemon, un processus sans terminal qui reste actif quand toutes les fenêtres sont fermées, jusqu’au prochain redémarrage.
Il copie au passage environ 374 Mo de binaires dans ~/.codex/packages/app-server-daemon, identiques à ceux que npm vient d’installer. Puis un second processus vérifie les mises à jour cinq minutes après le démarrage, et ensuite toutes les heures.
Conséquence directe : la version qui tourne n’est plus celle que votre gestionnaire de paquets a installée. Un utilisateur dit avoir vu passer 1,3 Go de mises à jour en quelques jours (le genre de détail qui fait tousser un admin réseau).
Le démon garde aussi l’environnement de la session qui l’a lancé, variables de proxy comprises, et le transmet aux sessions suivantes. C’est l’objet de l’issue n° 53547, ouverte le 13 octobre et toujours ouverte. Et depuis la 0.161.0 du 7 octobre, les serveurs lancés par le démon envoient des données d’usage par défaut.
Pour le couper, deux lignes :
codex features disable daemon_auto_start
codex app-server daemon stop
La seconde laisse tourner le processus de mise à jour, d’après l’auteur de l’issue : il faut le tuer à la main avec pkill -f 'app-server daemon pid-update-loop'. Pour une seule session, le drapeau --no-daemon suffit.
Sous Windows, c’est pire. L’issue n° 48778 montre que le réglage désactivé n’empêche pas Codex de se raccrocher à un démon déjà lancé. Arrêter le démon d’abord, couper le réglage ensuite.
J’ai cherché ce réglage dans la référence officielle de config.toml le 26 octobre. Zéro ligne daemon_auto_start sur 136 Ko de documentation. L’option qui vérifie les mises à jour au démarrage y figure, celle-là non.
Ce qu’OpenAI a corrigé depuis : rien sur le réglage par défaut. La 0.162 a retiré le démarrage automatique des dossiers WSL montés depuis Windows, la 0.163 relance le démon avec /daemon, la 0.164 borne ses journaux et efface les anciennes versions. L’issue 48195 reste ouverte, 205 réactions au compteur.
Des rustines, pas un choix.
Codex CLI contre Claude Code, OpenCode et Gemini CLI
Même métier, quatre modèles économiques. Les prix relevés le 26 octobre 2026 :
| Agent | Terminal sans payer | Premier palier | Ce qui gêne |
|---|---|---|---|
| Codex CLI | non, Free et Go s’arrêtent à l’app de bureau | ChatGPT Plus, 20 $ (23 €) | démon actif par défaut |
| Claude Code | non | Claude Pro, 20 $ (17 $ en annuel) | rien sur le plan à 0 $ |
| OpenCode | oui, logiciel MIT et quelques modèles offerts | OpenCode Go, 10 $ | les modèles offerts peuvent apprendre de vos requêtes |
| Gemini CLI | non, remplacé par Antigravity CLI le 18 juin | clé API Gemini, à l’usage | pas optimisé pour Gemini 4 Argon |
Mon avis : face à Claude Code, Codex CLI ne gagne pas sur le prix, les deux démarrent à 20 $. Il gagne si vous payez déjà ChatGPT Plus pour autre chose. Le terminal vient avec, sans abonnement de plus. Le guide de Claude Code fait le calcul inverse côté Anthropic.
Il perd sur la confiance. Un agent qui a accès à votre dépôt et installe un service résident sans prévenir, c’est exactement ce qu’un responsable sécurité refuse de signer.
OpenCode reste le choix de qui veut mélanger les modèles, et il se connecte même avec un abonnement ChatGPT Plus : le test d’OpenCode détaille ses forfaits. Gemini CLI sort du match pour les comptes gratuits et Google One, que Google a basculés vers Antigravity CLI. Entre terminal et éditeur, le match Claude Code contre Cursor tranche.
Verdict
Codex CLI vaut le coup pour l’abonné ChatGPT Plus qui code plusieurs fois par semaine. Il a déjà payé, l’agent fait le travail, et GPT-6.1 Sol est le modèle qu’OpenAI met en avant pour les sessions longues.
Coupez le démon dès l’installation. Deux lignes, trente secondes, et vous gardez la main sur ce qui tourne sur votre machine.
Il ne vaut rien pour qui n’a que le plan gratuit ou ChatGPT Go : pas de terminal du tout. Et sur un poste d’entreprise géré, attendez qu’OpenAI rende le démon optionnel. Un service qui se met à jour seul et embarque des variables de proxy ne passe pas une revue de sécurité (et ne devrait pas).
Questions fréquentes
Codex CLI est-il gratuit ?
Le logiciel l’est, sous licence Apache 2.0, mais il faut ChatGPT Plus à 23 € par mois, Pro, Business ou une clé API. Free et Go donnent seulement l’application de bureau.
Comment désactiver le démon de Codex CLI ?
codex features disable daemon_auto_start, puis codex app-server daemon stop, et tuer le processus de mise à jour qui survit à l’arrêt. Le drapeau --no-daemon le contourne pour une seule session.
Codex CLI fonctionne-t-il sous Windows ?
Oui, par l’installateur PowerShell ou par npm. Mais Codex peut s’y rattacher à un démon déjà lancé, même réglage coupé (issue n° 48778).
Quel modèle utilise Codex CLI ?
GPT-6.1 Sol est recommandé sur Plus et au-dessus, GPT-6 Luna sert aux tâches courtes et répétitives. GPT-5.5 a quitté Codex le 14 octobre, sauf par clé API.
